L’olanzapine, commercialisée notamment sous le nom de Zyprexa, est un antipsychotique atypique de deuxième génération largement prescrite pour traiter plusieurs troubles psychiatriques dont la schizophrénie et les épisodes maniaques liés aux troubles bipolaires. Sa réputation d’efficacité est néanmoins contrebalancée par une faible tolérance due à une prise de poids fréquente chez les patients. Examinons en détail ce médicament, son utilisation, ses effets et les précautions à prendre en 2025.
Olanzapine (Zyprexa) : indications précises et modalités d’usage
L’olanzapine est prescrite principalement pour :
- La schizophrénie, un trouble caractérisé par des distorsions de la réalité affectant le comportement et la pensée (détails ici).
- Les épisodes maniaques dans le cadre des troubles bipolaires, pour lesquels le médicament aide à stabiliser l’humeur.
- La prévention des rechutes dans ces troubles, favorisant un maintien à long terme de l’équilibre psychiatrique.
Différentes spécialités génériques d’olanzapine sont disponibles en pharmacie, telles que Olanzapine Teva, Olanzapine Sandoz, Olanzapine Mylan, ou encore Olanzapine Zentiva et Olanzapine Biogaran. Elles proposent des formulations similaires à Zyprexa en comprimés enrobés, orodispersibles, ou solution injectable administrée en milieu hospitalier.
Posologie recommandée et administration
La dose initiale classique se situe entre 5 et 10 mg par jour, adaptable en fonction de la tolérance et de l’efficacité clinique, avec un maximum à 20 mg par jour. Chez les personnes âgées ou présentant une insuffisance rénale ou hépatique, la dose commence souvent à 5 mg pour réduire le risque d’effets secondaires.
- Les comprimés enrobés sont avalés avec un verre d’eau.
- Les comprimés orodispersibles se dissolvent directement sur la langue, pratique pour ceux ayant des difficultés à avaler.
- La solution injectable est réservée aux situations hospitalières en urgence ou lorsque l’administration orale est impossible.
La surveillance médicale régulière est essentielle pour ajuster la posologie et prévenir les complications.
| Forme ⚕️ | Dose Usuelle 💊 | Public Cible 👥 | Mode d’Administration 🚰 |
|---|---|---|---|
| Comprimé enrobé | 5-20 mg/jour | Adultes | Voie orale |
| Comprimé orodispersible | 5-20 mg/jour | Adultes | Voie orale, dissolution sur langue |
| Solution injectable | Variable, en fonction du contexte clinique | Adultes, milieu hospitalier | Intramusculaire |
Pourquoi l’olanzapine peut-elle entraîner une prise de poids importante ?
La prise de poids est un effet secondaire majeur de l’olanzapine, bien documentée à travers de nombreuses études récentes. Si l’efficacité thérapeutique du médicament est souvent supérieure à celle d’autres antipsychotiques atypiques comme la quétiapine ou la rispéridone, elle est malheureusement contrebalancée par un risque accru de troubles métaboliques.
- Modification de l’appétit : l’olanzapine stimule fortement l’appétit, ce qui conduit fréquemment à une augmentation naturelle de la consommation alimentaire.
- Altération du métabolisme : ce médicament peut entraîner une résistance à l’insuline, une augmentation du cholestérol et des triglycérides, ainsi qu’un risque majoré de diabète.
- Gain pondéral initial : souvent plus marqué chez les patients jeunes, de faible IMC, et chez les femmes.
Cette prise de poids peut dépasser 2 à 5 kg en quelques semaines selon les cas, nécessitant une surveillance nutritionnelle étroite (des conseils pratiques existent notamment chez certains troubles psychotiques associés).
Effets métaboliques et risques associés
Outre l’impact pondéral, l’augmentation des marqueurs métaboliques est préoccupante :
- Hyperglycémie et glycémie altérée
- Dyslipidémie (augmentation du cholestérol total et des triglycérides)
- Risque accru de syndrome métabolique (combinaison des facteurs ci-dessus)
Le tableau ci-dessous résume ces effets en comparaison aux autres antipsychotiques :
| Médicament 💊 | Prise de poids moyenne (kg) ⚖️ | Risque de diabète et dyslipidémie 📊 | Incidence d’effets extrapyramidaux 🤹 |
|---|---|---|---|
| Olanzapine (Zyprexa) | +2,11 à +5,60 | Élevé | Modéré |
| Quétiapine | +1,10 à +4,26 | Moyen | Faible |
| Rispéridone | +1,48 à +3,74 | Moyen à élevé | Élevé |
| Aripiprazole | +5,60 (exceptionnellement élevé) | Faible | Faible |
| Clozapine | Comparable à l’olanzapine | Élevé | Variable |
Précautions d’emploi et interactions médicamenteuses avec l’olanzapine
Avant de débuter un traitement par olanzapine, il est crucial d’évaluer les contre-indications et les interactions potentielles afin d’éviter les complications :
- Ne pas administrer en cas d’allergie à un composant du médicament.
- Contre-indiqué chez les enfants de moins de 18 ans et chez les patients atteints de glaucome à angle fermé.
- La combinaison avec l’alcool est déconseillée, car elle peut majorer les effets de somnolence et altérer la vigilance.
- Les médicaments antiparkinsoniens sont généralement à éviter avec l’olanzapine.
- Prudence avec la fluvoxamine, la ciprofloxacine (qui augmentent la concentration d’olanzapine) ou la carbamazépine et le charbon activé (qui la diminuent).
- Les sédatifs (anxiolytiques, opioïdes) potentialisent le risque de somnolence excessive.
- Les médicaments prolongeant l’intervalle QT doivent être pris en compte pour éviter des troubles du rythme cardiaque.
Il est recommandé de toujours informer son médecin ou pharmacien des traitements concomitants, notamment avec d’autres neuroleptiques comme l’halopéridol ou la loxapine, souvent utilisés dans certaines psychoses.
Conduite et activités à risque
Étant donné que l’olanzapine peut causer des vertiges et une somnolence, il est conseillé aux patients de ne pas conduire ou manipuler de machines avant d’avoir évalué leur tolérance au traitement. La prudence est d’autant plus importante en cas d’association médicamenteuse augmentant ces effets.
Effets indésirables fréquents et suivi médical nécessaire
La liste des effets secondaires de l’olanzapine est large, et leur surveillance rigoureuse permet d’optimiser le rapport bénéfice/risque pour chaque patient.
- Effets fréquemment rencontrés : prise de poids importante, somnolence, hypotension orthostatique, augmentation de la prolactine.
- Effets communs : fatigue persistante, troubles moteurs (tremblements, rigidité), troubles métaboliques, sécheresse buccale, constipation, troubles sexuels.
- Effets rares mais graves : syndrome malin des neuroleptiques, destruction musculaire (rhabdomyolyse), convulsions, embolie pulmonaire.
Un suivi régulier incluant des bilans sanguins (glycémie, cholestérol) et un contrôle du poids est recommandé pour limiter les risques à long terme.
| Effet indésirable 💥 | Fréquence 📅 | Conséquence potentielle ⚠️ | Conseils pratique 🛡️ |
|---|---|---|---|
| Prise de poids | Très fréquente | Risque de diabète, troubles cardiovasculaires | Surveillance diététique et activité physique régulière |
| Somnolence | Très fréquente | Risque d’accidents lors de la conduite | Éviter l’alcool, conduite prudente |
| Tremblements et symptômes extrapyramidaux | Fréquents | Altération mobilité et qualité de vie | Consulter un spécialiste si persistance |
| Hypotension orthostatique | Courante | Risques de chutes | Se lever lentement, hydratation |
Questions pratiques fréquentes autour de l’olanzapine
L’olanzapine est-elle efficace dans tous les cas de schizophrénie ?
L’olanzapine est reconnue pour son efficacité supérieure à certains autres antipsychotiques dans le contrôle des symptômes psychotiques et les rechutes, bien que la réponse puisse varier selon les patients.
Peut-on prendre olanzapine pendant la grossesse ?
Son usage est réservé aux situations où les bénéfices surpassent les risques ; l’allaitement est déconseillé en raison du passage du médicament dans le lait maternel.
Comment gérer la prise de poids liée à l’olanzapine ?
Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, ainsi qu’un suivi nutritionnel peuvent limiter ce phénomène courant.
L’olanzapine provoque-t-elle des troubles du sommeil ?
Elle peut induire une somnolence pendant la journée, facilitant parfois l’endormissement, mais aussi engendrer une sensation de fatigue.
Quels autres médicaments peuvent être prescrits si l’olanzapine n’est pas adaptée ?
D’autres antipsychotiques atypiques comme la clozapine, la quétiapine ou la rispéridone peuvent constituer des alternatives, chacune avec un profil d’effets secondaires différent.
